LE CADASTRE NAPOLEONIEN DANS L’ETUDE DU FINAGE DE L’ACTUELLE COMMUNE D’ECHANDELYS

Première partie : LA MICROTOPONYMIE

Avec l’aide attentive de M. Michel BOY.

 

Si l’étude de la toponymie auvergnate est relativement développée depuis de nombreuses décennies (en particulier avec les travaux récents de M. Boy et Chambon), seuls les lieux habités, donc de quelque importance ont été étudiés. Par contre, la microtoponymie, qui correspond à une étude plus fine du terroir et qui s’intéresse de ce fait à des toponymes non bâtis n’a jusque là et à ma connaissance pas fait l’objet d’étude publiée, en dehors des travaux concernant le cartulaire de l’abbaye de Sauxillanges. La première partie de ce travail consiste en une étude hors contexte, uniquement étymologique des noms des parcelles composant le territoire de la commune d’Echandelys.
Une deuxième partie plus largement consacrée au cadastre essaiera de mesurer l’utilité de ce dernier dans la détermination de l’utilisation ancienne du sol ainsi que la modification de la propriété foncière au cours des deux derniers tiers du XIXe siècle jusqu’à la première guerre mondiale.

LES DONNEES

Les archives municipales de la commune d’Echandelys sont particulièrement riches en documents cadastraux issus du cadastre napoléonien. Celui-ci, déjà partiellement décrit lors d’un article précédent, contient outre le plan d’assemblage et le plans des sections, la liste des folios traitant des mutations entre 1834 et 1914 (en cours de dépouillement), une liste des propriétés bâties et un état des sections dressé en 1834 lors de la réalisation reprenant la liste des parcelles, leur nom ainsi que le nom de leur propriétaire. C’est ce document à couverture de cuir clouté, relié, mesurant 27 sur 42 centimètres, qui nous sert de base pour le présent article.

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Il reprend, section par section et par ordre de numéro de parcelle, la liste de toutes les parcelles composant l’état du finage en 1834. Outre le nom de parcelle, la liste, qui a un but fiscal, comporte le nom du propriétaire, la surface en ares, la classe et l’imposition dégagée. La transcription du texte est relativement facile compte tenu de la date à laquelle il a été réalisé. Toutefois, plusieurs points pouvaient prêter à confusion.
La fluctuation de l’orthographe est importante. Comme en généalogie où les noms de famille fluctuent dans leur écriture jusqu’à l’apparition du livret de famille, les toponymes apparaissent aussi particulièrement mouvants en raison du caractère essentiellement phonétique de la transmission des données. Il existe ainsi dans le registre des variations d’une page à l’autre. Les différences se retrouvent de même sur la notion de singulier ou de pluriel. Il arrive que lorsqu’on tourne la page, un singulier devient pluriel et vice versa.
Des variations aussi importantes se produisent avec l’utilisation de l’article qui, pour un même nom, disparaît d’une page à l’autre ou parfois même sur une même page (ex : clouvet ou le clouvet ; bèzes ou les bèzes ; la Cibaudie qui perd son article alors que la composition du toponyme rend sa présence très vraisemblable). De ce fait, il a été décidé de ne pas tenir compte de l’article, même si ce dernier peut constituer un indice laissant à penser que le toponyme s’est constitué à une période où l’ancien français s’est détaché du latin (qui ne connaissait pas les articles), soit après le Xe siècle. Ces différences témoignent vraisemblablement du fait que la personne qui a rédigé le registre n’habitait pas la commune ou en tout cas pas depuis longtemps, certains toponymes ayant été recorrigés par la suite. Ce point rend difficile la validité de certains termes comme par exemple les parcelles s’appelant le Bernat ou le Brenat, nommées indistinctement de ces deux façons.
Il existe aussi des soucis de présence de l’article. La ponctuation étant fantaisiste voire inexistante, il est difficile de savoir si léminade correspond à une agglutination de l’article ou au terme l’éminade comme cela semblerait logique. Lorsqu’on trie alphabétiquement la liste des termes employés, certains se retrouvent à une position que l’on attendait pas…
La présence de l’accentuation est très fantaisiste. Le même nom, sur la même page, peut comporter ou non un accent (ex Prulière propriétaire section A des parcelles 440, 444 et 448).
Enfin la graphie nécessite un peu d’habitude (les t en fin de mot par exemple).

QUELQUES NOTIONS
Abordons maintenant quelques notions générales utiles pour la compréhension de la suite.

LES LANGUES UTILISEES
Le fonds de notre langage fait appel à de nombreux apports au cours des siècles. Chaque période a laissé son empreinte grâce à des contacts avec d’autres langues en fonction des événements historiques. Toutes ces empreintes se sont mêlées, superposées afin de former la langue en usage.
– Ancien français : langue apparue vers le IXe siècle et utilisée jusqu’au XIVe siècle. Lui ont succédé le moyen français (XIVe XVIe siècles) puis le français classique (XVIIe et XVIIIe siècles) puis le français moderne. Le vieux français est un terme qui ne recouvre pas de concept linguistique mais est utilisé pour désigner des mots de français classique obsolètes ou disparus.
– Latin : du latin classique, comportant plusieurs variantes, et correspondant à la langue parlée par l’aristocratie romaine et employée par les écrivains, apparue à partir du IIIe siècle de notre ère, est né le bas latin, parler populaire des troupes romaines d’occupation. Il comprend de ce fait beaucoup de mots empruntés aux parlers des pays occupés gaulois ou germaniques par exemple. Il est utilisé de 300 à 700. Il donnera plusieurs dérivés comme le latin médiéval, plus tardif, le latin ecclésiastique, utilisé par les clercs au moyen âge.
– Celte : groupe de langues d’origine indo-européenne parlées par des populations qui s’installèrent en Europe dès 2000 avant J.C..
– Gaulois : une des langues de la famille celte, parlée en Europe centrale, dans la vallée du Danube et dans la France actuelle à partir du VIIIe siècle avant notre ère. Pour certains linguistes, le terme de gaulois est à proscrire et à remplacer par celtique continental.
– Indo-européen : ensemble de langues dérivées de celle du peuple aryen dispersé en deux branches, l’une vers l’Europe et l’autre vers l’Inde. Il comprend aussi bien les dialectes hittites, iraniens, grecs que celtes, italiques, germaniques et slaves. Il est précédé du pré-indo-européen qui correspond aux langages parlés par les peuples qui occupaient l’Europe centrale dès le néolithique et jusqu’à l’arrivée des indo-européens vers 4000 avant J.C..
– Occitan : langue intermédiaire entre les langues romanes du sud et le français, influencée selon les régions par le gaulois, le ligure ou l’aquitain.

Il a été décidé dans l’étude de l’origine des toponymes de privilégier la racine la plus ancienne. De ce fait, le latin est surreprésenté car il peut avoir donné naissance à des mots occitans, de patois ou d’ancien français. Ce choix a été effectué pour essayer de minimiser les rhabillages possibles comme le cerisier ou l’arbre. La façon la plus sûre de connaître l’origine d’un toponyme consiste en l’étude des textes anciens. L’exemple en est frappant pour les Deux frères, terme connu sous la forme due fratibus dans un texte du XIIe siècle. Le même phénomène s’est produit plus récemment pour le Cros ou Creux de la femme, pour lequel les transcripteurs cadastraux hésitent tout au long du XIXe siècle. Le dépouillement des archives, anciens terriers et archives notariales pourrait répondre en partie à la question.

QUELQUES TERMES TECHNIQUES
Bien qu’un peu rébarbative, cette énumération, émaillée d’exemples concrets est utile pour expliquer les différents avatars qu’ont pu subir les toponymes.
– Agglutination : réunion suite à une erreur de compréhension de deux phonèmes au départ distincts et qui finissent par faire un nom nouveau. C’est le plus souvent l’article défini qui est agglutiné (ex : léminade à la place de l’éminade).
– Aphérèse : suppression d’un ou plusieurs phonèmes au début d’un mot. La déglutination est une aphérèse particulière.
– Apocope : suppression d’un ou plusieurs phonèmes à la fin d’un mot.
– Assimilation : changement phonétique qui fait que deux phonèmes voisins tendent à devenir identiques (ex : Grand Mont devient Grammont).
– Cacographie : graphie erronée survenant souvent lors d’une transcription.
– Commutation : remplacement d’un phonème par un autre. ex : crêt devient crat.
– Composition : phénomène par lequel deux noms se trouvent soudés (ex : grand champ devient grandchamp).
– Déglutination : coupure erronées à la suite de la mauvaise compréhension du mot.
– Prosthétique : introduction d’un phonème au début d’un mot. Ex : houche au lieu de ouche.
– Réflexion analogique : modification du sens d’un mot sous l’influence d’un terme voisin (ex : cassanum (chêne en latin vulgaire) est devenu caxanum sous l’influence de fraxinum (hêtre) ; champ peut être dérivé de campus (espace en latin), mais aussi de calma/calmis).
– Remotivation : réinterprétation fausse d’un nom en général en raison d’un homonymie (ex : louche n’a rien de louche, mais correspond à l’agglutination de l’article avec le mot ouche).
– Vocalisation : passage d’une consonne à une voyelle (ex : chaume vient de calma/calmis).

REGLES GENERALES
-Les dérivés de –acum ou –iacum : ce suffixe d’origine gauloise (-acos), repris par le latin donne le suffixe moderne –ac qui, en raison de l’absence de prononciation du c, devient rapidement –at. Ces termes rappellent les personnes propriétaires de la terre considérée. Ainsi Marsac est la propriété de Marcius. Il a été fréquement utilisé pour désigner des fondations gallo-romaines (Ier au Ve siècle).
– Les dérivés de –anicum et –anica (et –anum qui donne –an(s)) sont plus tardifs que les précédents. Ils donnent naissance aux actuels –argues, -ergues, –angue et -ange. Les noms des personnes qui correspondent à la racine du mot soit d’origine latine, soit d’origine germanique ou franque, ce qui correspond à une création datant au moins du VIIe siècle. Ils correspondent aux domaines des nouveaux arrivants.
– Les dérivés de –acia qui donne plus tard –assa puis actuellement –asse et –ana donnant actuellement –ane, se sont créés pendant le moyen âge en utilisant comme radical soit un nom de personne, soit un nom de végétal pour le premier cas (ex : espinasse).
– Les suffixes –ie et –erie, précédés de l’article féminin, sont nés au XIIIe et XIVe siècles de notre ère, là encore à partir de nom de personnes (ex : la cibaudie).
Enfin, l’utilisation du nom propre, seul ou précédé de « chez » apparaît à partir du XIVe siècle.

Toutes ces données qui permettent un datation des toponymes sont à utiliser avec beaucoup de précaution. En effet, que penser des toponymes modernes non décrits par ces exemples ? Le sol existait bien. Comme l’histoire de l’occupation des sols l’a montré en de mains endroits, les poussées démographiques successives suivies de périodes de régression ont fortement influencés l’évolution des noms de lieux. Certains se sont perdus. D’autres ont été remplacés par le nom d’un nouvel arrivant. De quand datait le chêne qui a donné son nom au champ du chêne ; du XVIIIe siècle ou de bien plus tôt ? Comment s’appelait la parcelle auparavant ? La Cibaudie est le domaine du sieur Sibaud. Etait-ce une création de domaine ou un changement de nom en raison d’un changement de propriétaire ? Les termes modernes ont-ils créés récemment ou sont-ils la traduction littérale des termes de bas latin comme on peut le voir en étudiant les anciens cartulaires ? Faute de textes anciens de référence, il est impossible de répondre à la question.

LES TOPONYMES

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L’étude des toponymes qui suit reprend simplement l’ordre alphabétique de ceux-ci. En effet, un classement quelconque refléterai déjà une analyse au moins primaire de ceux-ci. De plus, il est plus facile pour une comparaison entre différents finages d’aborder l’étude de manière alphabétique.
A côté de chaque groupe de toponymes sont indiqués entre parenthèse le pourcentage que représente ce groupe par rapport au nombre total de parcelles (bâti exclu) et par rapport à la surface totale de la commune d’Echandelys.

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Anglade – (0,10% ; 0,02%) : issu du latin angula terra, donnant anglada en occitan, signifie terre en angle, en coin (forme de défrichement dans la forêt) ; soit les premières habitations se sont élevées dans une parcelle triangulaire, soit parce que le hameau se trouvait sur un terrain délimité par un carrefour ou une route se divisant en Y. Coste propose une hypothèse plus séduisante, toujours issue du latin, mais angulus étant pris dans le sens de lieu écarté, éloigné, cette signification ayant donné le verbe s’angler en français, qui a le sens de se retirer. Compte-tenu de la topographie locale, cette solution paraît la plus vraisemblable.

Arbre (l’) – (0,03% ; 0,10%) correspond à l’exemple type de caractère distinctif banal caractérisant un parcelle. Il devait toutefois soit présenter un aspect particulier (grande taille …), soit être le témoin d’un événement particulier resté pendant suffisamment longtemps dans les mémoires. La réalisation technique du cadastre napoléonien s’appuie sur la présence d”’objets remarquables” dont les arbres sont des représentants importants en nombre.

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Certains arbres remarquables ont servi de repère à l’élaboration du cadastre napoléonien.

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Baladoux (le) – (0,02% ; 0,01%) : issu d’une racine prélatine gauloise banatho est une formation dialectale issue du mot latin évoquant le balai (genêt) correspondant donc à un lieu planté de genêts avec suffixe diminutif.

Balizier (à) – (0,02% ; 0,04%) : le latin palus, pieu, a donné palitium en bas-latin, racine à partir de laquelle naissent les termes de palissade mais aussi de balise. Cette réflexion, en dehors de toute confirmation paléographique ne reste qu’une hypothèse. Plus vraisemblablement il peut désigner le peuplier (balize dans l’est auvergnat et le bourbonnais). Ce terme est alors issu du gaulois balisia ou belisia, bouleau, provenant lui-même de l’adjectif belos qui signifie clair, brillant.

Baradoux – (0,09% ; 0,01%) : issu de l’occitan : barra, barrière, une barade correspond à un terrain clôturé, champ ou pacage.

Barballoux, barbaloux, barbilloux – (0,29% ; 0,13%) : issu du latin barba , borba correspond soit au diminutif de barbe, terrain brousailleux, soit issu du latin barba source, eau jaillissante, pouvant aussi désigner une eau stagnante (bourbier) ; au moyen âge, le mot barbe, outre la pilosité du visage, s’utilisait pour tout ce qu’on coupait régulièrement (haies, taillis …).

Barrière (la) – (0,02% ; 0,02%).

Barte (la), barthes (les), bartherenie, bartherènie, barthereynie – (0,84% ; 1,84%) sont des mots issus du prélatin – gaulois barto, donnant en occitan : barta (bois) ou bard (limon, terre à torchis) et signifiant hallier, broussailles, petit bois, ou prairie humide, zone inondable.

Bauderie (la) – (0,02% ; 0,06%) correspond à un nom de personne : Baud. Le gaulois balta, marécage, dont est issu balte, baude, boue est une hypothèse alternative.

Bernat (le) – (0,21% ; 0,10%).

Besseyre (la), bessière (la), bèses (les), bèze (la) ou bèzes (les) – (1,73% ; 1,77%) sont issus de racines prélatine – gauloise betu donnant un latin betullus puis en bas-latin betia, en occitan: besseira et enfin en patois bes c’est-à-dire bouleau, lieu où il a des bouleaux, avec le suffixe occitan -iera ou plutôt latin -aria.

Bilitoux ou belitoux ou bitou ? (le) – (0,02% ; 0,06%) provient du bas-latin bilia et peut correspondre à une bille ou un tronc d’arbre, ou issu du patois bilhota prend alors la signification de narcisse ou jonquille.

Blanchère – (0,05% ; 0,03%) peut être la variante auvergnate de blaquière, bois de chênes blancs. On ne peut toutefois exclure un terrain fertile, blanqueiras en Provence et blanquiero étant des terrains calcaires ou marneux, blanchâtres.

Viennent ensuite tous les bois accompagnés – (0,94% ; 8,63%) soit de qualificatifs d’appartenance, soit de qualificatifs de description : bois de moret, bois de noret, bois de parel, bois des enclos, bois grand (qui correspond à l’ancienne forêt royale puis domaniale, a maintes reprises usurpée par les hameaux adjacents), bois noir.

Bordes (les) – (0,34% ; 0,12%), d’origine germanique borda puis occitane borda signifiant planche puis hutte, ferme ; borde en vieux français, veut dire maison, petite exploitation rurale, ferme ; au moyen âge, il s’agit d’une construction annexe de la ferme (bergerie ou charreterie …), ne prenant que plus tard le sens de ferme ; en ancien français, le bordage ou borderie désignait une tenure féodale analogue au métayage (tenue par un exploitant et non en exploitation directe comme la réserve) le bordage se distingue de la métairie par sa taille plus petite (moins de 10 hectares, avec des parcelles dispersées), elle valait en taille la moitié de la cabanerie et le quart du mas ; la famille des Roys d’Echandelys était initialement lors de son arrivée dans la paroisse seigneur des Enclos et des Bordes.

Bouquet (le) – (0,41% ; 0,20%) de racine latine (boscus/boscittum) puis occitane (bosc) il évoque un petit bois, une petite forêt, correspondant à une francisation de bosc (occitant) avec le suffixe diminutif -itum.

Brechoux – (0,09% ; 0,05%) d’origine incertaine (patois brechou qui est un bec d’un vase permettant l’écoulement du liquide ; ou ancien français brèche qui était un rayon de miel et par extension en ruche). L’étude sur place ne permet malheureusement pas de trancher.

Breloux – (0,07% ; 0,05%) peut être un adjectif dérivé de brel qui signifie bosquet; taillis, correspondant à un terrain broussailleux.

Brenat (le) – (0,17% ; 0,06%) tirant son nom de la villa ou domaine du gaulois brennos ou du gallo-romain brennus, est peu vraisemblable compte-tenu de l’historique de l’occupation des hautes terres ainsi que de l’absence d’attestation ancienne dans quelque texte que ce soit. Aussi, la provenance de bren soit fange excréments, boue en ancien français devient vraisemblable.

Brichon (le) – (0,17% ; 0, 15%) peut venir du patois brichou, barbouillé ou plutôt du vieux radical germanique brecha (fracture), qui a donné briche (tronc en ancien français), soit un lieu jonché de troncs, déboisé récemment.

Brie (le) – (0,09% ; 0,01%) : aurait une origine commune avec braye (Du Cange), et serait de ce fait issu de brium qui correspond à une terre grasse, fangeuse, de la boue, de la terre dont on enduit les murs des bauges, des fontaines et des réservoirs d’eau pour les imperméabiliser. Toutefois, le gaulois briga, mont, éminence peut être à l’origine du toponyme. L’étude de la topographie permet de trancher pour la seconde hypothèse.

Broussailles (les), broussilière(s) (broussailles avec le double suffixe -ila et –aria) – (0,64% ; 0,48%) issus d’une racine prélatine – gauloise bruscia qui a donné brossa , broussa en patois et broce en vieux français.

Bru (le) – (0,24% ; 0,08%) : voir brugeron, mais peut aussi venir de bruscha, s’est-à-dire écorce en patois, d’où ruche (pour les abeilles).

Brugeron – (0,09% ; 0,07%) issu successivement du prélatin – gaulois bruccos (bruyère), puis du bas-latin bruccaria (fougeraie) et de l’occitan bruc correspond donc à des landes où la bruyère, la fougère (avec le suffixe -onem = territoire de) tiennent une place prépondérante.

Buge (la), buge blanche, buge de gaillard, buge de la chaumelle, buge du pin, buge noire, buge rouie (avec roui : qui a passé le rouissage, couleur de vieux bois qui a subi l’action des intempéries, mais plus vraisemblablement rouge), buges (les), bugette (la) (avec le diminutif –itta), bugin (le) – (1,79% ; 1,51%) de racine prélatine – gauloise bodica puis occitane boiga correspond à une friche,un pacage avec plusieurs variantes : paturage situé près de la maison d’habitation ; lieu inculte où l’herbe a poussé naturellement ; jachère ; prairie basse et humide ; friche ou terre nouvellement défrichée.

Buisson (le), buissonnade (la) (buisson avec le suffixe –ata) – (1,72% ; 0,22%) du bas-latin : buscionem puis de l’occitan boisson est un petit bois, une forêt claire et basse, vraisemblablement défrichée entre le XI et le XIIIe siècle en raison d’une poussée démographique nécessitant la création de nouvelles terres cultivables.

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Cache (la) – (0,03% ; 0,07%) : possible refuge ?

Cal (la ou le) – (0,24% ; 0,15%) est un des multiples dérivés du préceltique cal et du bas-latin calma qui évoque un espace dénudé de peu de valeur, éventiellement pierreux, normalement féminin (la chal).

Cardes (les) – (0,09% ; 0,01%) : sorte d’artichaut cultivé pour servir d’aliment en particulier au moyen âge. Toutefois, cardo en bas-latin signifie chardon.

Carron – (0,02% ; 0,03%) du préceltique car, est évocateur de pierre, terrain pierreux avec le suffixe -onem.

Cartade (la), quartade (la) – (0,39% ; 0,22%) du latin quarta (qui donne cartado en patois), est dérivée de la quarte qui est une unité de mesure (un quart de setier) servant à déterminer la superficie ordinnairement ensemencée avec le volume de grains.

Cauve (la), – (0,05% ; 0,02%) du patois chava, donne caupe (abattage en vieux français) ou, deuxième possibilité, vient du patois le creux.

Cerisier (le) – (0,31% ; 0,33%) est une forme qui ne peut qu’être récente, le patois étant sardier, sauf s’il s’agit d’un rhabillage.

Chabioux, – (0,02% ; 0,00%) du latin caput, tête, a donné chapioux, s’il s’agit-il d’une altération. Sinon, voir l’origine de Chabreyras.

Chabreyras, chabroux – (0,69% ; 0,11%) du latin capra, donnant chabra en patois, la chèvre, chabreyras veut donc dire chevrière. Pour Coste par contre, cabre et chabre dériveraient d’un mot d’origine prélatine signifiant noisetier, noisette, mais est victime de son homonymie avec les dérivés du latin capra. De plus, il pense que les noms d’animaux sont pour la plupart de mauvais candidats pour qualifier un lieu car une bête est mobile par nature. Aussi, pour caractériser à coup sûr un endroit, il est indispensable de le distinguer par un élément fixe du paysage ou de la végétation.

Viennent ensuite tous les champs, – (3,23% ; 3,56%) du latin campus, plaine, espace libre, sans notion de culture attachée, avec tous leurs qualificatifs : champ de chaboissier, champ de la croix, champ de la grange, champ de la maison, champ de la plaine, champ de la roche, champ de lair (ou lair vient de l’aire, ancien terrain dévolu au battage des céréales ; lieu ou le prévost venait prendre possession des redevances payées en nature), champ des bales, champ des pierres, champ du char (du préceltique car, donnant carium en bas latin, pierre, donnant plutôt char que car (voir carron)), champ du chêne, champ du coudert, champ du creux, champ du faux, champ du fène (de racine latine fenum, fen en a savoir foin ; faner se dit fenar en latin), champ grand, champ noir (couleur de sa terre ?), champ redon, champ rouge, petit champ, grand champ, longe champ (bas-latin longa calma), longechal.

Charrier (le) – (0,26% ; 0,14%) un des multiples dérivés du préceltique car (latin qadrum et occitan cayrade) faisant penser à un sol pierreux, rocailleux. L’autre possibilité est l’origine latine carriara (voie charretière), en occitan charriera (chemin rural ou cour de ferme où arrivent les chariots) ; pouvant alors évoquer une voie carrossable (à travers champs ou bois), étroite sans possibilité de croisement.

Chat (le) – (0,09% ; 0,02%) altération de chas (casis = aux maisons) ou plutôt francisation du patois lou chat lui-même pouvant être une altération de l’oucha (voir louchaud) ou représenter lou chap, c’est-à-dire le bout, le sommet. Compte-tenu de la situation de la parcelle, on ne peut excure aucune hypotèse.

Chaumel (avec le suffixe –elum), chaumelle (la) (avec le suffixe –ella), chaumet (le) (avec le suffixe –etum), chaumets (les), chaumette (la) (avec le suffixe –itta), chomets (les) (avec le suffixe –etum), – (1,75% ; 0,78%) sont issus du préceltique cal, donnant en latin calmis et calma en bas-latin signifiant plateau escarpé et dénudé, rocheux, mais aussi au moyen âge, terres généralement communales peu fertiles et servant de pâture aux bestiaux. Les chaumats, en Combrailles, sont des prés naturels non arrosés.

Chaussade (la) – (0,03% ; 1,09%) du latin via calceata (en occitan causada) est une “ voie chaussée” et a fini par désigner toute voie empierrée, mais peut être aussi l’altération de chaud, plateau ou montagne à sommet arrondi (voir ci-dessous). Les deux sont possibles puisqu’il s’agit d’une ancien chemin situé sur un sommet arrondi portant le bois de Mauchet.

Chaux (le) – (0,12% ; 0,17%) (préceltique cal, bas-latin calma, occitan calm, patois chau) corruption de calma forme nord-occitane de calm.

Cheix (le), cher – (1,08% ; 0,12%) toponymes fréquents dans la région, sont encore un descendant du préceltique car (bas-latin carium puis patois cheir) évoquant un rocher, sommet pierreux, ou un terrain couvert de pierres.

Chemin de l’église – (0,07% ; 0,04%).

Chêne (le) – (0,15% ; 0,09%) terme d’origine gauloise, il traduit de ce fait une dénomination récente ; le mot local patois est lou roure (voir roure (le)).

Chenevières (les) – (0,03% ; 0,00%) du latin canabis, canaberia correspondant au chanvre, sont des lieux où l’on faisait pousser le chanvre, généralement sur de petites parcelles, cette plante étant gourmande en eau mais surtout en fumure. Ces lieux sont donc le plus souvent à proximité d’habitations.

Chevaux (les) – (0,14% ; 0,01%).

Chezal – (0,03% ; 0,02%) du latin casa, bas-latin casalis et occitan cazal, a successivement désigné dans le temps l’emplacement de la maison, puis la maison, et enfin des ruines de maison.

Chimanin – (0,26% ; 0,17%) peut être la déformation du terme patois chemana, la semaine.

Chirbes (les) – (0,03% ; 0,09%) correspondent au chanvre en patois (cherba chirba).

Cibaudie (la) – (0,22% ; 0,04%) est un toponyme qui date du premier 1/3 du deuxième millénaire (seconde période du moyen âge) et qui veut dire ferme ou habitation de Sibaud (nom de personnage) ; c’est un des rares toponymes sur la commune d’Echandelys qui a pour origine certaine le nom d’une personne.

Citadoux (le) – (0,14% ; 0,12%) tire son origine du patois seita, scie, et correspond à un moulin à scie battante. Toutefois, aucune mention de moulin ou de scierie dans ces parcelles n’a été attesté. On ne retrouve simplement que des vestiges de la prise d’eau alimentant le bief du moulin de Géry.

Clait (le) – (0,03% ; 0,01%) venant du patois cleu ou clau signifie clôture, haie, ou pour le second correspond au participe passé de clôre.

Clavels (les) – (0,15% ; 0,03%) du latin clavis (clou) ou de l’occitan clapier, du patois claure est à prendre dans le sens de barrière cloutée, clôture, enclos ; le sens occitan orienterait plutôt vers tas de pierres, terrain inculte et pierreux. L’étude sur place rend vraisemblable la première hypothèse puisque la parcelle est située à proximité du hameau de la Foresterie, sur un flanc de colline et est encore cultivée aujourd’hui.

Clouvel (le), clouvet (le), clovel (le), clovet (le), – (1,20% ; 0,46%) de l’occitan clot, est un creux, une petite combe.

Cluel (le) (au), cluet (le) (du latin clausum avec le suffixe –etum) – (1,37% ; 0,20%) de la racine latine claudere qui donne clusus / clausellum et en patois cluzel signifie clauzel, maison forte ou chaussée de barrage (réserve d’eau) / un clausellum est un petit clos le s (ou z) intervocalique ayant alors chuté.

Col (le) – (0,10% ; 0,05%) : vient du latin collum, le cou.

Coline (la) – (0,31% ; 0,17%) vient du latin collis, collia en bas-latin.Ce terme est associé à un autre élément descriptif dans coline de fauchet (le fauchet étant un petit hêtre).

Collerette – (0,10% ; 0,08%).

Combat (le) – (0,15% ; 0,19%) : l’histoire n’a pas retenu de bataille suffisamment important pour passer à la postérité. Toutefois, de nombreux « accrochages » pendant les différentes guerres (de cent ans, de religions pour ne citer que les plus longues) peuvent avoir laissé des traces dans la toponymie. Enfin, il peut s’agir uniquement d’une bagarre entre deux individus ou deux groupes de personnes appartenant à une famille ou un hameau différents. Il peut aussi s’agir d’un dérivé de Combe (voir ci-dessous) avec un suffixe augmentatif.

Combe (la), combada (avec le suffixe –ata), combadoux (avec double suffixe -ada et –osum), combalon (avec double suffixe -al et –onem), combaton (avec double suffixe -ata et –osum), combes (les), – (1,05% ; 0,69%) du celte komb/kombant donnant une racine prélatine – gauloise cumba correspond à un vallon, une petite vallée, gorge entre deux montagnes.

Combrabonne, – (0,10% ; 0,14%) du gaulois comboros donne combre en ancien français qui est un barrage ou un confluent, alors que le sens initial gaulois est ouverture, débouché d’une vallée dans une autre ; amoncellement divers (bois, rochers) faisant barrage ; correspond à l’agglutination de combre et de bonne.

Communal (le), communaux – (0,14% ; 4,21%) est une terre commune à un groupe de maison, un hameau, voire un village entier et dont la gestion et les bénéfices sont à la charge et répartis entre les propriétaires du-dit hameau ; il peut s’agir d’une terre, d’une pâture, d’un bois ou d’une structure bâtie comme le moulin du moulin de géry qui est resté très tard commun et dont l’argent du bail servait encore au XIXe siècle à financer les réparations de la voirie du hameau (voir délibérations du conseil municipal de la commune d’Echandelys). Il est associé parfois à des descriptifs de propriété ou de localisation : communal de Coupat, communal de la croix, communal de la Foresterie, communaux de Limoges (hameau de la commune d’Aix la Fayette).

Coquette (la) (avec le suffixe dimunitif –itta), coquille (la) (avec le suffixe –illa), – (0,17% ; 0,09%) du latin conca puis du patois concha, évoque une coquille, un creux, un vallon, désignant alors un creux de fontaine, une tête de vallon.

Côte (la), côte de luminat (la), côte de Pissis (costa en latin comme en occitan) – (0,81% ; 0,48%) est la pente d’une colline.

Coudeire (la) (peut-être altération de la couleyre), coudert (le) (il s’agit de la forme normale, qui est d’habitude au masculin), coudeyras, coudeyre (la), coudeyre (le) – (0,77% ; 0,68%): le sens de la racine prélatine – gauloise coterico (pâturage mis en commun) donnant respectivement en bas-latin coudercum, en occitan coderc et couderc en patois persiste ce jour puisqu’il désigne un enclos, petit espace pour laisser vaquer les animaux près des habitations, un terrain libre situé près des maisons où on entreposait bois et outils agricols, un grand espace à l’entrée du hameau où se croisent les chemins, correspondant à un espace de vie avec son puits, son lavoir parfois planté d’un arbre et où errent volailles et cochons voire un pré communal d’un hameau où les bergers gardaient l’ensemble des troupeaux.

Coulaire (la), couleyre (la), coulière (la) – (0,45% ; 0,39%) du patois coleira désigne un vallon où coule de l’eau.

Coupat, – (0,33% ; 0,02%) de caupe (abattage) en vieux français est une zone de défrichement forestier.

Cour (la), – (0,15% ; 0,03%) du latin cohortem, curtis en bas-latin, est un enclos devenant synonyme de villa dans les textes du haut moyen âge et plus précisement de village bâti autour de la résidence d’un seigneur et correspondant à son fief.

Cout (la), – (0,17% ; 0,17%) du latin cauda, coa en patois peut être une queue, une bande de terre étroite.

Coux (le) – (0,03% ; 0,05%) peut être issu du latin cotes soit pierreux, endroit plein de cailloux.

Crauve (la) – (0,10% ; 0,06%) du latin crosus est une altération de creux, forme féminine de cros (s’écrit crove habituellement) et désigne en patois un chemin creux.

Creux (les), creux badoux, creux de la femme, cros de la femme, crots (les) (orthographe fantaisiste de cros), – (0,46% ; 2,02%) sont des dérivés du préceltique klotton, puis du prélatin – gaulois croso (crosum en latin et cros enfin en occitan). Cros est donc la forme occitane de creux, petit vallon et on retrouve dans les différentes transcriptions de la même parcelle au cours du XIXe siècle successivement la forme Cros de la femme, puis Creux de la femme alors que Creux badoux est resté toujours identique à lui même, traduisant vraisemblablement la déprise progressive de l’occitan dans l’utilisation courante, au moins “officielle”.

Croix (la), croix des Verts, croix du chemin, – (0,48% ; 0,30%) du latin crux et de l’occitan crotz : les croix étaient autrefois nombreuses le long des chemins et des croisements (voir article sur les croix) ; toutefois, la dénomination de LA croix sans autre élément descriptif tend à prouver qu’il s’agit d’une croix importante. En effet, celle-ci est importante tant par sa taille que par sa stabilité : il s’agit d’une des rares croix qui n’a pas bougé au moins depuis 1834. Placée à l’entrée du bourg sur le chemin venant de Condat, elle avait certainement un rôle particulier (limite de juridiction seigneuriale ? comme peut en témoigner le blason gravé sur une de ses faces à moitié effacé et pas encore déchiffré).

Cuel (le), – (0,02% ; 0,01%) du latin collis (collia en bas-latin), évoque la colline.

Curalier (le), – (0,03% ; 0,05%) d’origine latine (curare ou curere) veut dire soit acqueux (curer), soit courir (eau courante). En ancien français, il signifie brousailles. Son origine est incertaine.

Curette, curettes (les) – (0,24% ; 0,14%) : le latin curare, soigner, aurait donné curata, outil pour nettoyer (du Cange), en particulier pour le coutre des charrues ou des araires. Dans le Bourbonnais, il prend la signification de terrain nettoyé, défriché.

Degoulas (les), – (0,21% ; 0,09%) issu du latin gula signifiant gorge, la signification occitane (deigoula) est plus riche : abattre, démolir (deigouladi construction tombant en ruines ou bien deigoule ravin) ; a donné dégueuler en français.

Dépendère (la) (patois : pendent) – (0,36% ; 0,15%): faut-il prendre le sens patois de pente ou considérer qu’il s’agit d’une dépendance d’une exploitation topographiquement éloignée ?

Derrière la grange, derrière le champ, derrière les maisons, – (0,39% ; 0,22%) à visée uniquement topographique.

Deux frères, – (1,72% ; 0,13%) hameau attesté dès le moyen âge, nommé alors en latin due fratibus, est l’exemple même du toponyme traduit sucessivement, comme le Cros de la femme, dont la forme actuelle ne peut présager de l’ancienneté. Seule l’étude des textes peut alors renseigner sur le terme post-quem de son apparition.

Draye (la), – (0,02% ; 0,07%) du celte tracula et de l’occitan dralha il s’agit d’un chemin d’une certaine largeur et qui permet classiquement la transhumance des animaux.

Echandely – (1,30% ; 0,08%) (latin scandere et occitan eichalo) soit escalader, monter en latin a donné en occitan passage difficile entre des rochers, pente abrupte ; une autre hypothèse correspond à l’utilisation du vieux mot eschandil qui est une vieille mesure de grain. Il s’agirait donc du terrain que l’on peut ensemencer avec une telle quantité de grains. Le choix entre ces deux hypothèses est difficile, car même si Echandelys est située au débouché de la vallée de l’Astroux, il n’existe à son niveau aucune pente particulièrement escarpée ou aucun chaos rocheux. Dans d’anciens textes, le nom est noté Chandelis.

Enclos (l’), enclos (les) – (0,29% ; 0,41%) suggère une terre close. Il s’agit d’une partie du fief initial de la famille des Roys qui à son arrivée était seigneur des Enclos et des Bordes.

Estrade (l’), lestrade, – (0,46% ; 0,46%) d’origine latine (via glarea strata ou via strata lapide) puis occitane (strata ; estrada) est une voie couverte de gravas, de couches de pierres successives en fonction de ses réfections.

Faucheral, – (0,09% ; 0,15%) de l’occitan falgos est un terrain couvert de fougères.

Faure (le), – (0,03% ; 0,02%) du latin fabrica, duquel découle faurias en occitan et faure en patois signifie le forgeron. S’agit-il de parcelles possédées par un forgeron ? Par contre, une piste intéressante est fournie par faura, nom féminin désignant le hêtre et survivant dans ce sens dans quelques vallées alpines. Il est très souvent confondu avec son homonyme masculin.

Faux (le), faux (la) (féminisation abusive ?), faux (les), – (0,82% ; 0,89%) issu du latin fagus, fau en occitan, soit le hêtre, a donné fou (puy du fou) en ancien français et faux par corruption.

Faux planta, – (0,69% ; 0,09%) issu de la racine précédente à laquelle s’est adjointe plantarium (pépinière, jeunes pousses) est donc un endroit où poussaient les jeunes hêtres .

Favilloux, (avec les suffixes -illa et -osus) – (0,03% ; 0,01%) du latin faba, fève, haricot est un lieu où on cultivait des haricots, des fèves, base de la nourriture jusqu’au XVIIIe siècle,.

Faye (la), fayes (les), faillonnade (la) (dérivé atypique de faye + one (fayon qui est connu), avec le suffixe –ata) – (0,70% ; 2,94%) d’origine latine (fagea issu de fagus hêtre) correspond à une hêtraie. Voir Faux.

Fiosson – (0,55% ; 0,05%) de lointaine origine germanique fehu (bétail ?) puis du bas-latin feudum, de l’occitan fieu et du patois fieu fiou, serait un fief, une tenure concédée théoriquement à un vassal par un suzerain.

Font (la) – (0,91% ; 0,72%) et ses multiples dérivés : fongeloux (fons gelosa, agglutination de font gelous), font à fumade (patois : fumada : averse passagère ou fumée : source qui fume (un peu tiède ou air ambiant plus froid qu’ailleurs ?) ), font cros (pour font crosa, souce creusée), font du buisson, font du champ (la), font du pras (pour prat), fontêtes (les) (avec le suffixe -eta, petit), lafont (agglutination de la font), du latin fons fontem, de l’occitan fon et du patois foun, avec le sens initial de source puis de fontaine vers le XIIe siècle.

Foresterie, – (0,76% ; 0,06%) du latin forestis sylva, donnant forest en occitan, est la réserve où le seigneur haut justicier avait seul le droit de chasse ; s’agit-il d’un empiètement progressif par les habitants des hameaux voisins sur la forêt de Bois grand alors domaine royal, avec création au début du second millénaire d’un habitat permanent ?

Fougat – (1,18% ; 0,57%) (patois fougo), feu en plein air, rappelant la technique de l’écobuage. Par contre pour Coste, ce terme dériverait du latin felix, felicius, signifiant fougère.

Fourgnal (le), fourniat, – (0,12% ; 0,08%) du latin furnus, fornil en patois est un four à activité non spécifique (à poix, …) ou un lieu où est placé le four à pain.

Fraisses (les) – (0,14% ; 1,08%) tire son origine d’un nom d’arbre, le frêne (fraxinus en latin, fraisse en occitan et en patois).

Friches (les) – (0,17% ; 0,17%) sont des terres qui ne sont plus cultivées (nom masculin ou féminin apparu vers 1251). L’origine étymologique en est incertaine, vraisemblablement germanique.

Gardette (la) (avec le suffixe diminutif –etta), – (0,02% ; 0,01%) du germanique wardon, garda en occitan signifie veiller, garder, ce qui n’évoque pas pas forcément une fortification, mais parfois seulement une simple hauteur arrondie.

Genevrier (le), genevry, – (0,15% ; 0,06%) est là encore un toponyme issu de la végétation (latin juniperus, bas-latin jeniperus, occitan genebre, patois janebra).

Gerie (la), gerie (le), giry (la), – (0,17% ; 0,11%) de l’occitan giran cercle, boucle, qui tourne, boucle de ruisseau. Un ruisseau de la paroisse d’Augerolles portait ce nom sur les anciens documents. Au XIXe siècle, girie veut dire jérémiades, plainte hypocrite, voire manières ou façons de langage. Toutefois, giry peut être la forme méridionale de Gilles (il s’agit alors de la terre de Gilles).

Goulache (la), – (0,02% ; 0,07%) du latin gula, goulat en patois, est un petit goulet ou filet d’eau.

Goutte (la), gouttes (les), – (1,39% ; 0,97%) du latin et bas-latin gutta, donnant gota en occitan est un petit ruisseau à faible débit, puis un terrain humide. Dans le Forez, le terme prend le sens de petit vallon.

Gradoux (le), – (0,02% ; 0,01%) de racine latine, gradum, signifie degré, escalier.

Grand chemin (le) – (0,12% ; 0,12%) désigne en général un chemin important, plus grand que les autres, liant deux points éloignés.

Grand jardin (le) – (0,02% ; 0,00%).

Grange (la), grange des bœufs – (0,10% ; 0,10%) : le latin granum, grain a donné le bas latin granica, grange (patois granja), annexe de ferme, puis ferme elle-même. Il peut aussi s’agir de la construction dans laquelle on stockait les impôts en nature.

Grassette (la) – (0,05% ; 0,04%) : en patois, garceta est une jeune fille de réputation douteuse … Ne s’agirait-il pas plutôt d’une terre un peu riche, grasse, épaisse ?

Grifoulière (la) – (1,29% ; 1,79%) du latin acrifolium, houx (agrefol en occitan et grifou en patois par dégglutination du a) est un lieu planté de houx.

Grille (la), Grion (le) – (0,29% ; 0,27%) peut concerner le grillon (lou grehl en patois) ou représente la racine -gr avec le sufffixe roman -ilh soit un terrain pierreux.

Guelle (la), guelles (les), guille (la) – (0,74% ; 0,72%) d’une double racine prélatine – gauloise guil et latin vas (vasella, guazella en bas-latin, guela en occitan et en patois) a eu une signification qui a glissé dans le temps : de tombeau, on obtient creux humide, petite mare, étendue d’eau boueuse, ruisseau lent dans sa partie supérieure marécageuse.

Jalady – (0,45% ; 0,23%) (le mot patois jalar donne jalat/jalada) soit geler qui donne gelée est donc un lieu où il existe de fortes gelées ou des gelées tardives.

Jalady notte, – (0,21% ; 0,11%) vient de l’occitan nauda ou du patois naut (qui veut dire haut) ou nauta, qui veut dire fondrière.

Juria (la), jurias (la) – (0,60% ; 0,43%) peut être la terre de Jury ou dérive de juris (gaulois), hauteur boisée, colline couverte de bois, hypothèse rendue possible compte-tenu de la topographie des lieux.

Labardie – (0,02% ; 0,02%) peut avoir deux origines. Il peut s’agir d’un toponyme formé au début du second millénaire sur le nom propre du possesseur (terre de Bard, la Bardie), soit issu du terme occitan bardo, limon, donnant une barde qui est une terre alluvionnaire située près d’un cours d’eau, mais il n’existe aucun cours d’eau à proximité immédiate.

Labat – (0,89% ; 0,07%) est une agglutination de l’abat, lieu d’abattage d’arbres.

Lac (le), lacs (les) – (0,17% ; 0,12%) est soit d’un petit étang, d’une petite mare (de la racine prélatine gauloise loccos petite pièce d’eau), ou bien d’un bois défriché plus tard pour faire place à des terres cultivées (du latin luccus petit bois). Comme ce toponyme est présent sur plusieurs parcelles, les deux hypothèses peuvent alternativement être retenues.

Laignedoux – (0,03% ; 0,03%) pourrait être une altération de l’aiguedoux, source d’eau pas trop froide.

Lamur – (0,07% ; 0,05%) (agglutination de la mur) est une butte, une hauteur (du préceltique mur ou mour), ou évoque des murs en ruine (mura féminin du latin murus).

Lavadas (la), lavadoux (le) (avec le suffixe –osum), lavedoux, levades (les) – (0,62% ; 0,21%) vient de l’occitan levada levée de terre, digue, ou amenée d’eau. Le Lavadoux serait à distinguer du groupe car il serait issu du latin lavatorium par l’intermédiaire du patois.

Leminade, – (0,07% ; 0,06%) est une agglutination de l’éminade. L’eiminado (patois) correspond à la surface ensemencée par l’hemina (latin), quantité de grains qui correspond à un demi setier.

Letang, – (0,02% ; 0,03%) agglutination de l’étang.

Lhospeux, – (0,60% ; 0,05%) du latin hospicium est initialement un toit hospitalier, sans connotation médicale. Il s’agissait d’une maison où on accueillait les voyageurs, pèlerins, soldats pour la nuit. Ce n’est qu’à partir du XIIe siècle que le mot commence à prendre le sens actuel. En fait, il s’agit souvent non pas de la maison elle-même, mais d’un domaine appartenant à une maison hospitalière Le lieu est noté lospix en 1350. L’agglutination de los peux (les puys) est alors très peu probable de ce fait et en raison de l’absence de sommet à proximité.

Lissard, – (0,24% ; 0,26%) du latin exsarire, sarcler (puis exsartum en bas-latin) qui a donné le terme essart ou issart, correspondant au moyen âge à une parcelle de terre défrichée dans les bois.

Litte (la), littes (les), litte brulade (qui évoque la technique de l’écobuage afin de fertiliser les terres), litte(s) longue(s) – (1,73% ; 1,12%). C’est un groupe de toponymes issu du germanique lista, (idem en latin) donnant lito en patois, qui du sens de bordure en latin a pris la signification de parcelle de terre étroite et longue.

Loge (la), – (0,33% ; 0,09%) du germanique lobia, laubia et lotja respectivement en bas-latin et en occitan est un abri, une petite maison.

Longechal – (0,07% ; 0,13%) vient de longa calma, longe champ (voir champ).

Lossedat, – (0,65% ; 0,04%) du latine ustulare, du bas-latin usclata (terra) et de l’occitan aussedat est une friche, un champ ouvert dans les landes évoquant un incendie (ustulare) soit accidentel, soit provoqué (cultures sur brûlis).

Louchaud, louchaux (ou lire lou chaux, les landes ?), louche, louchets (les), louchette (avec le suffixe diminutif –etta), lauche (peut être l’altération de l’ouche), – (0,57% ; 0,31%) du prélatin gaulois et du latin olca (terre labourable), et du bas-latin olchia (potager, verger) donnant ouche en patois ; l’ouche est une bonne terre proche de la maison consacrée aux cultures vivrières ou fourragères, un terrain clos où on cultivait légumes ou qui portait des arbres fruitiers. Parfois et tardivement le mot a pris le sens de pâturage, terre fertile.

Loye (la) – (0,21% ; 0,10%): corruption de loge, le terme désignerait une hutte provisoire couverte de feuilage, utilisée par les défricheurs forestiers du XIe au XIIIe siècle pendant les grands travaux de déforestation du moyen âge. Mais le terme désigne aussi de petites constructions précaires servant à abriter le matériel agricole. Enfin, une autre hypothèse consiste en une corruption du mot germanique auwja, prairie humide, pâturage persistant toujours en Bourgogne et dans le Doubs, ce qui ne correspond toutefois pas du tout au terrain en question.

Lucas – (0,15% ; 0,10%) du bas-latin lucus serait un bois de petite taille.

Main morte – (0,24% ; 0,18%) : évoque le droit de main-morte qui peut correspondre à quatre situations différentes. # Etat des serfs qui étaient privés de la faculté de tester et de disposer de leurs biens quand ils n’avaient pas d’enfants. C’est leur seigneur qui en était l’héritie. # Le droit de main-morte territoriale est le droit en vertu duquel le seigneur du fief hérite des biens de tous ceux qui meurent sur son territoire après un an et un jour de séjour. # Le droit de main-morte personnelle est celui qu possédaient quelques seigneurs sur l’héritage d’un homme né leur vassal même si cet homme avait établi son domaine dans un lieu franc. # Enfin , c’est la condition de biens qui, appartenant à des corps ecclasiastiques tant réguliers que séculiers sont inaliénables mais surtout ne produisent aucun droit de mutation.

Maison haute – (0,15% ; 0,09%).

Maluchère (la) – (0,02% ; 0,01%): l’association des mots mala + olca + aria est paradoxale car l’ouche désigne une terre habituellement fertile.

Marées (les) – (0,02% ; 0,13%) altération des marais ?

Margeride (la) – (0,14% ; 0,18%) viendrait du prénom Margarita ?

Mas (au), mas (le) – (1,05% ; 0,07%) du latin manere (demeurer) puis du bas-latin mansus, est un terme dont le sens a évolué : tènement d’héritage, de propriétés de même nature, un enclos, puis métairie avec ses dépendances, réunion des maisons des paysans tenanciers auxquels était affermée l’ensemble des terres d’un même seigneur. A partir du VIIe siècle, une manse désigne le territoire sur lequel s’installe un colon pour exploiter des terres nouvellement défrichées, couvrant environ 12 à 16 hectares moyennant une redevance en argent (le cens), en nature (le champart) et en corvées. Au XIIe siècle, le manse désigne la propriété composée de la ferme et des terres qui l’entourent, mais aussi le droit du paysan à rester sur la terre qui lui a été concédée.

Mayerie – (0,21% ; 0,16%) (latin mallei et occitan malharia). Le terme latin maillets a donné mails en vieux français et maillerie en occitan. Il s’agit donc d’un moulin, ancien foulon.

Mayet (sur) – (0,03% ; 0,05%) est une maison, une petite habitation (latin mansio, occitan maïou).

Meure (la) – (0,14% ; 0,12%): en patois moura signifie le groin des cochons. Est-ce une piste ?

Michala (la) – (0,17% ; 0,15%) est la terre de Michel.

Moirat (le) – (0,07% ; 0,02%) correspondant à la moire en ancien français, qui veut dire la vase, est issue du terme gaulois muria de même sens.

Molle (la) – (0,17% ; 0,13%) du latin mola correspond à une meule puis un moulin par métonymie. Ce toponyme évoque donc la présence d’un moulin à grain. Mais ce terme peut aussi provenir du latin mollis, mou, donnant molliare en latin tardif, la signification finale étant alors celle de marais, origine qui serait plus vraisemblable compte-tenu de l’absence de moulin connu à cet endroit.

Monard (le) – (0,38% ; 0,23%) évoque un nom de personne.

Mondeyre (la) – (0,02% ; 0,24%): là encore, il s’agit de la terre de Mondon (mondon + aria) ou un dérivé de l’adjectif mond (nettoyé, propre, prêt à être cultivé), issu du latin mundus de même sens.

Monfaite (la) – (0,02% ; 0,01%) est la colline aux hêtres , du latin mons + fagus (mons + fayetum en bas-latin).

Mouchaux – (0,02% ; 0,01%) de racine prélatine – gauloise musk signifie la roche.

Viennent ensuite les moulins dont certains seulement ont laissé une trace toponymique : moulin de géry (ou giry), moulin du mas, moulin neuf (neuf veut dire nouveau en ancien français) – (2,01% ; 0,28%).

Narses (les), narses rondes (les) – (0,62% ; 0,48%) du préceltique nar, donnant narsa respectivement en bas-latin, en occitan et en patois, sont des prairies humides, marécageuses, des lieux tourbeux, des marécages dont le sol mouvant tremble et cède sous les pieds. La narse est une tourbière en formation.

Note de brun, notte (la), notte du noir, notte poncot – (0,27% ; 0,20%) de racine prélatine – gauloise nauda, donnant nauta en occitan et en patois est une dépression, une mare, une sagne, rejoignant le même sens que narse.

Pacage de la prade, pacage des bœufs, pachadoux (le) (petit pacage), pacher, grand pacher (le), pacher de la prade, pacher des bœufs, pacher du bois, pacher du moulin, pacher du moulin neuf, pachers (les), petit pacher – (4,04% ; 2,36%) sont des toponymes dont l’origine est commune. Le latin pascua et le bas-latin pascualia ont donné les mot français pacage, alors que le verbe latin pacere, paître, donne paqueï en patois et est à l’origine des pachers

Palle (la), palles (les) – (0,41% ; 0,31%) du latin pala est soit une table de pierre, un rocher, soit une vanne sur un bief. Là encore l’étude sur site rend plausible alternativement les deux hypothèses en fonction des parcelles étudiées.

Parade (la) – (0,33% ; 0,08%) peut être issu du latin parata, évoquant une zone protégée (terrain entouré de palissades), ou une corruption de prade (voir ce nom).

Parel – (0,98% ; 0,08%) du latin paries signifie une clôture.

Paulot – (0,05% ; 0,11%): nom de personne.

Pauve (la) – (0,39% ; 0,15%) serait issu du patois pauza qui est un endroit où l’on s’arrête, où l’on se repose.

Peire (la) – (0,88% ; 0,15%) du latin petra (peira en patois) est une pierre assez significative, mais pas forcement un ancien dolmen ou menhir.

Pelière – (0,02% ; 0,01%) peut venir de paliera, territoire de paille ou de l’occitan pelar, peler, défricher.

Pendrille (la), panderille – (0,67% ; 0,41%) du bas-latin appendaria est initalement un bâtiment annexe, une cour, un jardin. Le terme a désigné du VIII au IXe siècle une partie ou un démembrement d’une manse primitive (avec déglutination de l’article).

Pessière (la) – (0,03% ; 0,14%) de l’occitan peça, petite pièce de terre mais peut éventuellement être issu du latin pascere, paître.

Petarelle (la) – (0,03% ; 0,03%) peut représenter une pente pierreuse, des éboulis.

Picandier (le) – (0,09% ; 0,10%) est dérivé d’un nom de métier utilisant un pic ou une pioche.

Pierre blanche, pierre bourrue, pierre brute, pierre folle (folle venant de fée) – (0,26% ; 1,60%).

Pilière – (0,09% ; 0,07%): pile en vieux français veut dire auge, ou altération de peliere.

Pinatelle (la), pinatelles (les), pis (le) – (1,37% ; 1,67%) du latin pinus, picea ou picem qui signifie pin, petit bois de pin (avec le suffixe -ella) et donne lou pi s’est-à-dire le pin en patois.

Plaine (la), plaines (les), plaine du lac (la) – (0,96% ; 2,71%) du latin planus évoque une surface plane, pas forcément cultivée.

Planche (la), planche de chez parel – (0,15% ; 0,05%) de l’occitan planca, plancha en patois peut être une planche sur un ruisseau ou une terre labourée plus longue que large. Plus tard, on a appelé planche une parcelle de pré gras ou un terrain bien cultivé attenant à la ferme.

Plés (les) – (0,48% ; 0,22%): altération de prés ?

Pommeraux, pommeroux, pommier – (0,24% ; 0,21%) du latin pommum, signifie pommier. A noter que le mot latin désigne le fruit en général, pas seulement la pomme.

Poule (la), poules (les), poulette (la) – (0,19% ; 0,45%) peut être issu de l’occitan poula, la poule, mais aussi venir de plus loin (racine préceltique -pol -pal) qui semble avoir le sens général de hauteur, de rocher, voire de l’ancien français pol, pole, désignant alors une mare ou un marais.

Pourade (la) – (0,29% ; 0,13%) du latin porrus, porat en occitan est un lieu de culture du poireau. Son utilisation ainsi que celle du choux était très répandue au moyen âge.

Prade (la), pradelle (la) (avec le suffixe –ella), pradoux (avec le suffixe – osum), pras long – (0,22% ; 2,16%) du latin prata et de l’occitan prada est une prairie de grande taille, au fourrage abondant et de bonne qualité.

Viennent ensuite tous les prés – (5,25% ; 5, 64%) munis de leurs qualificatifs : pré bas, grand pré, pointe du pré, pré d’aret, pré d’arret, pré d’arrêt, pré darret ( altération du latin pratale petit pré ou pra darei, pré de derrière ?), pré dalet (du germanique dal vallée ou là encore francisation maladroite du latin pratale, petit pré (pradalet)), pré dars, pré de carit, pré de la côte, pré de la cure, pré de la font, pré de la molle, pré de la plaine (où on retrouve le sens général de lieu plat du mot plaine), pré de la roche, pré de la serve, pré des serves, pré de la vigerie (ou vignerie ?), pré de lache, pré de (ou du) larat, pré de lourty (lourty étant l’aggluttination de l’hort), pré des cardes, pré des cros, pré du bois, pré du cerisier, pré du chard, pré du fort, pré du milieu, pré du mort, pré du moulin, pré du (ou de) pommier, pré du sucheron, pré grand, pré haut, pré le rat, pré d’à côté, pré neuf, pré redon, pré vert.

Prudoux – (0,02% ; 0,02%) peut être le pluriel d’un nom de personne, Prudou.

Puy mort – (0,02% ; 0,08%). Puy vient du latin et du bas-latin podium, poi en occitan qui signifie petite éminence.

Quartonnée (la) – (0,05% ; 0,03%) du patois cartounado, le carton, huitième partie du setier, est un volume de grain permettant d’ensemencer une surface donnée appelée quartonnée.

Quelle (la) – (0,03% ; 0,01%) du bas-latin colli, est une colline (comme la queuille).

Raboulets (les) – (0,02% ; 0,99%) d’origine latine robullus ou rapa (raba en occitan) peut correspondre soit à petit chêne ou à des raves.

Rambaille – (0,09% ; 0,05%) rambalhà étant une dispute, une tricherie, il peut s’agir d’un terrain disputé (querelle d’héritage?).

Rat (la) – (0,12% ; 0,10%) issu de rapidus, rapide en latin, caractérise l’eau ?

Rebouza (la) – (0,14% ; 0,09%) correspond à l’arbousier (latin arbutus, patois arbouza).

Reconde – (0,02% ; 0,01%) se rapproche de l’occitan rescondre, cacher et correspondrait alors à la forme adjectivale.

Redon, redonde (la) – (0,46% ; 0,39%) du latin rotundus, soit redon et redonda en occitan, signifie qui est rond.

Réserve (la), petite réserve (la) – (0,33% ; 0,56%) est une partie du domaine seigneurial réservée à la mise en valeur directe par le seigneur (à l’aide de salariés ou d’esclaves) et non confiée à des paysans comme le reste du domaine. L’autre partie du domaine était divisée en manses (voir mas), exploitations louées à des paysans libres dont une partie des corvées consistait en des journées de travail dans la réserve seigneuriale.

Ribeyre (la) – (0,33% ; 0,22%) du latin ripa, riparius (ribiero en patois), la rive, ce qui est sur la rive, est donc un terrain situé près d’un cours d’eau, qui en fait la rive.

Rimondoux – (0,05% ; 0,10%) serait lié à un nom de personne (Remond).

Rivaud (le), rivaux (les) – (0,19% ; 0,34%) est un ruisseau, petit cours d’eau, canal d’irrigation et a donné le vieux français rif.

Recoux, roche (la), roche cheire et rocheire (roca et car ce qui est une redondance), roches (les), rochette (la), rougilles (les) (avec le suffixe -ioulas, donnant rouchilles, rochilles) – (0,91% ; 1,54%) sont des toponymes issus du bas-latin rocca, la roche.

Ronchoux (les) – (0,02% ; 0,02%) issu du bas-latin rumex, les ronces, est un lieu envahi par les ronces.

Rotisses (les) – (0,36% ; 0,06%) évoque une technique d’agriculture permettant d’amender des terres foides, paliant le manque de fumure, en coupant fougères genets et bruyères, en les laissant sécher et en les brûlant sur place pour amender le sol.

Rouchaud, rouchaux (les) – (0,43% ; 0,33%) peut être une corruption de roche, traduisant la présence de rochers. On ne peut toutefois exclure un terme dialectal qui désigne le roseau. Il s’agit alors d’un terrain humide, ce qui correspond à la majorité des parcelles portant ce nom, situées en fond de vallon parcouru par un ruisseau.

Roure – (0,43% ; 3,40%) d’origine prélatine – gauloise robro, puis latine robur, occitane rover et donnant en patois roure ou rouvei, ce toponyme signe la présence de chêne rouvre. Il donne avec le suffixe -ea la roye.

Routisse (la) – (0,07% ; 0,01%) peut être d’origine latine (rumpere) soit rostere en bas-latin, ro en occitan puis reutir en patois, se rapprochant de l’étymologie des rotisses, ou correspondant à une zone de défrichage où on défonce le sol pour le cultiver.

Ruisseau (le) – (0,17% ; 0,08%) qui est la forme française concurrente de rieu (patois).

Ruitoux (les) – (0,41% ; 0,19%) bordés d’un ruisseau.

Sagnat (le), sagne (la), et tous ses dérivés qualificatifs – (3,35% ; 3,21%) sagne bon, sagne de mayet, sagne gaillarde (gaillarde dans le sens inverse de morte), sagne morte (dans le sens de peu active, croupissante, contraire de gaillarde ou s’agit-il d’une redondance dans le sens dérivé de mortarium ?), sagnerade (rade en ancien français veut dire vaillant, violent), sagnes (les), sagnets (les), sagnotte (la), sagnottes (les), seigne (la) (avec le suffixe –otta) de loitaine racine prélatine – gauloise san, du bas-latin sania, de l’occitan et du patois sanha, soit un marais, un terrain marécageux couvert de joncs, une terre humide.

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Sapt (le) – (0,12% ; 0,02%) est un terme patois d’origine prélatine – gauloise sappo donnant sapaudia en latin ce qui signifie sapin, couvert de sapins.

Scé (le) – (0,27% ; 0,11%) dont les termes latin sambucus et occitan saüc pourraient évoquer le sureau.

Sechoux (les) – (0,07% ; 0,04%) peut correspondre soit à un terrain sec (seichera) ce qui est le cas sur le terrain, ou encore à une terre couverte de roseau (de l’occitan sesca roseau).

Sée (la) – (0,02% ; 0,01%) peut correspondre en patois à la soif, la sécheresse ou correspondre à un dérivé de sai/sei qui signifie sureau.

Seige (la) – (0,31% ; 1,01%) du latin seges ou secale est une terre propice aux moissons ou bien une terre où on cultivait du seigle.

Serves (les) (servare en latin puis serva en occitan et en patois) – (0,33% ; 0,24%) est une retenue d’eau permettant l’irrigation des prés au moyen de rigoles appelées razes.

Simonet (au) – (0,10% ; 0,04%) correspond à un nom de personne (Simon).

Sop (le) – (0,03% ; 0,00%) du latin subtus signifie sous.

Sopt (le) – (0,03% ; 0,00%) serait une altération de sop ou de sapt.

Souchère (la), souches (les) – (0,57% ; 0,20%) de l’occitan soca correspond à une coupe d’arbre, une souche, pouvant être une ancienne zone de défrichement.

Soulette (la) – (0,10% ; 0,07%) de l’occitan sola, soule en patois veut dire seul , isolé.

Parmi les toponymes de référence – (0,58% ; 0,61%) par rapport à un lieu ou trouve aussi sous coudeyras, sous le bac, sous le buchat (corruption de bachat, bac pour abreuver les animaux ?), sous le chemin, sous le cluel, sous le pré, sur le bru, sur le buc, sur les maisons, vers la côte, vers la croix.

Suc (le), sucs (les), suquet (du) (le) (avec le suffixe diminutif –etum) – (0,81% ; 0,62%) est un des toponymes fréquents de la racine préceltique cucc ou sukk, suc en occitan évoquant une petite éminence à sommet arrondi et à pentes plus ou moins douces.

Sufer – (0,02% ; 0,01%).

Sur l’écluse – (0,10% ; 0,02%) est un terrain situé à proximité d’une retenue d’eau alimentant temporairement un moulin ou d’un système permettant l’irrigation entre différents prés.

Tempes (les) – (0,34% ; 0,39%) est soit la mécoupure de l’estampe, l’écluse, soit un étai, un soutien (tampà), soit, dans le cas présent des parcelles à Echandelys, un dérivé de l’ancien français tempa, terme d’origine inconnue signifiant gorge, défilé.

Les terres – (0,88% ; 0,86%) qui correspondent à une parcelle cultivable sont souvent associées à un qualificatif les différenciant : terre de la font, terre de la grange, terre de la maison, terre du brouillet, terre du rivaud, terre noire.

Tonnelier – (0,03% ; 0,04%) peut être un signe distinctif d’appartenance.

Toules – (0,10% ; 0,08%) est une table, une surface plate, une terrasse alluviale (latin tabul, occitan taula), une hauteur.

Touron (le) – (0,58% ; 1,07%) d’origine ancienne préceltique tor ou tur hauteur, ou toron en occitan qui désigne alors une source, souvent aménagée en lavoir, car de température et de débit constants. Mais il n’y pas de source actuellement connue à proximité.

Trapady (le) – (0,10% ; 0,06%) serait un lieu propice à la pose de pièges (trap).

Tuilles (les) (latin tegula, occitan teule) – (0,07% ; 0,10%) est une zone forestière ayant servi pendant un temps à fournir le bois pour des fours à tuiles d’installation temporaire. C’est la forme française du nord-occitan teule. Le terme peut évoquer par extension de sens toit de tuiles, puis maison.

Vachats (les), vachets (les) – (0,17% ; 0,13%) du latin vacca, vaca en occitan et vacha en patois c’est-à-dire vache, troupeau de vaches, ou altération de bachat (auge, bac servant d’abreuvoir, bassin de fontaine voir mare).

Vaisses (les), vesses (les), vessette (la) – (0,09% ; 0,20%) de l’occitan vaissa, le noisetier serait un terme dont l’origine est plus ancienne, prélatine – gauloise (ab assia) voire préceltique.

Veille (la) – (0,29% ; 0,09%) d’origine latine (vallis) puis occitane val signifie la vallée.

Veille (la) ou barlotte (la) – (0,27% ; 0,10%). La barlotte serait le féminin du nom de personne Barlot, peut provenir de barelot, petit baril, ou de barle qui correspond au lieu où l’on parque les bestiaux dans le Morvan.

Venière (la) – (0,02% ; 0,01%) peut-être vernière.

Vergne, vernerette (avec les suffixes -aria et -itta), vernière (la), vernières (les) (avec le suffixe -arias), – (0,36% ; 0,44%) d’origine prélatine – gauloise verno, respectivement vernha et verna en occitan et en patois correspond à la présence d’aulne.

Verrière (la), verrières (les) – (0,07% ; 0,04%) du latin et bas-latin vitrum et vitraria évoque l’activité sylvestre des verriers (nécessitant du charbon de bois).

Vers, verts (les) – (0,26% ; 0,05%) du gaulois verno (aulne) ou du latin versus retrourné, labouré. Il s’agirait d’une zone de terres suffisament riches pour être labourées ou dont le défrichement en a été suffisament difficile pour que l’extraction des souches laisse des souvenirs… Plus vraisemblablement c’est un lieu où poussent les aulnes, avec altération de vern, la consonne finale de la forme occitane ne s’entend pas (voir vergne). En ancien limousin, c’est un endroit dominant, en hauteur issu de vertem, accusatif classique du latin vertex, sommet).

Vialle (la) serait dérivée de la forme latine villare d’abord partie de villa, puis domaine rural, voire village entier.

Vieille morte – (0,09% ; 0,08%) du bas-latin mortarium boue, marais.

Vigerie (la) ou vignerie (la) – (0,02% ; 0,04%) tire son origine de l’osier (vige) ou saule viminal ou du nom de famille Vigier.

Vignes (les) – (0,09% ; 0,04%): on en cultivait donc à cette altitude ce qui est étonnant mais attesté sur des cadastres et sources d’autre origine.

Voisses (les), voissière (la), voissières (les) – (0,48% ; 0,31%) sont peut être l’altération de vaisses/vesses.

Vorses (les) – (0,15% ; 0,06%) est un terme évoquant la présence d’osier, donc un lieu humide.

PREMIERES REFLEXIONS.

La majeure partie des toponymes apparaît donc comme étant d’origine latine (respectivement 44,68% du nombre et 28,24% de la surface du finage). Les racines pré celtiques et gauloises arrivent loin en second rang, totalisant 16,44% des toponymes et 19,06% de la surface du parcellaire, devant les racines germaniques (2,97% et 1,39%), témoignant du peu d’influence des invasions germaniques en Livradois. Beaucoup plus surprenante paraît être la faible représentativité des termes patois et occitans qui ne totalisent seulement que 6,16% des toponymes et 3,20% de la surface totale. Cet état de fait n’est qu’apparent car la répartition a été opérée en ne retenant que l’origine la plus ancienne connue du terme. Or, beaucoup de mots sont issus d’un glissement linguistique, le mot latin donnant naissance à un mot bas-latin, puis à travers toutes les étapes du français, peut se retrouver dans la langue vivante pratiquée encore aujourd’hui.

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La situation topographique de l’Auvergne, et en particulier le Livradois, la soumet à deux influences distinctes : une influence venue du nord de la France, correspondant à la langue d’oïl, et une influence du sud (langue d’oc), dont la filiation avec le latin est plus directe et plus fréquente. Echandelys est concernée par l’aire nord-occitane, partie du vaste ensemble d’oc qui comprend en plus le gascon, le languedocien et le provençal. La ligne de séparation avec les parlers d’oïl passe au nord, entre Boussac et la Châtre, Moulin et Vichy. Une deuxième limite la sépare de l’aire franco-provençale à partir de Lapalisse au nord en traçant une ligne qui se dirige vers le sud-est entre Ambert et Montbrisson.
Il est alors intéressant d’étudier par quel cheminement linguistique les mots d’origine latine ou autre ont donné naissance aux microtoponymes du finage d’Echandelys. Est-ce par l’intermédiaire de l’occitan et/puis du patois ou préférentiellement par l’intermédiaire des patois d’oïl ? Une certaine cohabitation est vraisemblable compte-tenu de la coexistence de toponymes dont le sens est identique mais la racine différente : on peut noter par exemple la présence de chêne et roure, des lieux communal et coudert et ses dérivés.
Ainsi, pour la totalité des toponymes étudiés, 30,25% transitent par l’occitan (représentant 24,38% de la surface), alors que 21,27% passent par la langue d’oïl (25,81% de la surface). Dans ces deux groupes, la majorité est issue du latin : 20,50% soit les deux tiers des toponymes transitant par l’occitan et 11,08% (soit environ la moitié) des toponymes passant par le français. Paradoxalement, les autres origines (germanique, préceltique et celtique) sont plus représentées dans le groupe de toponymes passant par l’occitan que dans le groupe transitant par le français (8,20% contre 1,64%). De plus, cette différence de filiation intermédiaire entre le français et l’occitan doit encore être sousestimée en raison de la surreprésentativité du français liée au rhabillage de termes d’occitan ou de patois à une époque de déprise progressive des patois et autres parlers locaux en particulier par l’administration centralisatrice du XIXe siècle.
L’origine et la mutation des microtoponymes est bien en corrélation avec l’aire géographique concernée puisqu’une grand quantité des noms est issue du latin, transitant majoritairement par l’occitan.
Qu’en est il de la signification des toponymes du finage ? Tout d’abord, peu d’entre eux proviennent d’un nom de personne puisqu’ils ne représentent que 1,15% tant en nombre qu’en superficie. Deux lieux habités conservent trace de leurs habitants. Il s’agit de la Cibaudie ainsi que des Deux Frères, attesté au moyen-âge par la mention « mansum de duobus fratibus ». L’histoire n’a pas retenu leur nom. Le reste se répartit à part égale entre une origine naturelle (36,25%) et une origine anthropique (35,24%).

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Cette petite différence se creuse si on considère la surface des parcelles concernées, mesurant respectivement 38,62% et 28,26%, les parcelles dont le nom provient d’un élément naturel représentant une surface plus importante que celles issues d’une activité humaine. Dans le premier cas, les caractéristiques liées à la végétation, mêmes si elles occupent une surface plus importante (20,48% contre 18,14%) sont en nombre identique aux termes issus des caractéristiques du sol ou du relief (18,32% et 17,93%). Alors que dans le second cas, les éléments anthropiques tirés de construction (palissades …) sont moins représentés en surface proportionnellement au nombre de toponymes que ceux issus d’une technique ou d’un produit de culture (chenevière par exemple). Ainsi, 18,34% des toponymes sont issus d’un technique ou d’un produit cultural contre 16,90%d’une construction humaine alors que leur surface respective est de 18,59 et 9,67%. Les termes issus d’un élément de végétation naturelle occupent une surface nettement plus importante que ceux issus d’une construction humaine.

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Une première conclusion rapide permet donc d’entrevoir certaines difficultés concernant l’apport de la microtoponymie dans l’étude de l’occupation humaine du finage de la commune d’Echandelys. Cette étude, ainsi que l’influence réciproque entre microtoponymie et patronymes fera l’objet de publications ultérieures.

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REICHEL K.-H., Dictionnaire général Auvergnat Français, Créer, Nonette, 2000.

 

Toutes les photographies sont de l’auteur, réalisées entre 2003 et 2008.

Remerciements au personnel et élus de la municipalité d’Echandelys, en particulier de Melle Vernes, secrétaire de mairie, de Me Dutour, maire d’Echandelys ainsi qu’aux membres du groupe Yahoo d’onomastique francophone, en particulier à messieurs Mickaël SEON, Jean Louis DEGA et Jean François MEUNIER pour leur aide sur des microtoponymes difficiles.

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